Tabagisme passif de l’enfant : allergies alimentaires plus tard


Lors du congrès annuel del’American Academy of Allergy, Asthma & Immunology (AAAAI), à Atlanta, une équipe du Karolinska Institute de Stockholm (Anna Bergström et coll.) a mis en cause le tabagisme passif auquel est soumis précocement ...

Lors du congrès annuel de l’American Academy of Allergy, Asthma & Immunology (AAAAI), à Atlanta, une équipe du Karolinska Institute de Stockholm (Anna Bergström et coll.) a mis en cause le tabagisme passif auquel est soumis précocement l’enfant dans les premières semaines de vie dans le développement ultérieur d’allergies alimentaires.

L’équipe du célèbre centre de recherches médicales de Stockholm a suivi 3 764 enfants entre 1994 et 1996 et jusqu’à l’âge de 16 ans. Régulièrement étaient visitées les familles pour détecter des signes d’apparition d’allergie alimentaire chez leurs enfants à l’âge de 1, 2, 4, 8, 12 et 16 ans. Parallèlement ceux-ci étaient soumis à 4, 8 et 16 ans à des tests de provocation à divers allergènes alimentaires. C’est ainsi que les médecins suédois ont découvert que les enfants dont les parents fumaient depuis que l’enfant avait 2 mois étaient plus susceptibles de développer des signes d’allergie alimentaire, particulièrement d’allergie à l’oeuf et à l’arachide. Bien que positifs, les tests n’affirmaient pas définitivement l’existence d’une allergie installée. L’exposition au début de la vie au tabagisme passif (en anglais : secondhand smoke : fumée d’occasion) est un facteur de risque bien connu d’asthme, de sensibilisation allergique et d’eczéma chez les enfants, a précisé Anna Bergström dans un communiqué de presse diffusé par l’AAAAI. Le travail de cette équipe suggère que ce tabagisme parental a bien un impact sur la probabilité que les enfants développent à l’adolescence des symptômes associés à des IgE à certains aliments. Cette communication, qui fera l’objet d’une publication dans un supplément du Journal of Allergy and Clinical Immunology (JACI), a surpris dans la mesure où l’exposition à la fumée de tabac est surtout connue comme un facteur de troubles respiratoires et non extra-respiratoires. Il s’agit là de la première étude montrant le lien entre tabagisme passif précoce et signes d’allergie alimentaire, précise l’AAAAI