Moins de sel, nycturie moins fréquente ?


Diminuer la consommation de sel peut réduire la fréquence des levers nocturnes pour urgencemictionnelle, principalement chez les sujets de plus de 60 ans – mais d’autres plus jeunes - affectésde nycturie récidivante. Ces éveils nocturnes ne sont pas sans ...

Diminuer la consommation de sel peut réduire la fréquence des levers nocturnes pour urgence

mictionnelle, principalement chez les sujets de plus de 60 ans – mais d’autres plus jeunes - affectés

de nycturie récidivante. Ces éveils nocturnes ne sont pas sans retentir sur la qualité du sommeil,

la fatigue diurne, voire le stress et l'irritabilité. Les causes d’éveil d’urgence sont diverses, parmi celles-ci figurerait la quantité de sel de l’alimentation courante, selon une étude japonaise (Dr Tomohiro Matsuro, Université de Nagasaki), première du genre à évaluer l’influence de l’ingestion de sel sur la fréquence des éveils pour nycturie. Pour cette raison, les auteurs souhaitent que des études plus importantes reprennent ce thème, d’autant que les alertes mictionnelles nocturnes sont plus fréquentes avec l’avance en âge.Elles perturbent la qualité de vie,d’où l’intérêt d’une modification diététique simple. L’étude a inclus 300 adultes ayant tous une consommation élevée de sel et des problèmes de sommeil. Une réduction de leur consommation de sel leur a été conseillée durant leur suivi de 12 semaines. Plus de 200 des patients ont réussi à réduire leur consommation quotidienne, passant de 11 grammes à 8 grammes (les recommandations occidentales sont de 1,5 à 2,5 grammes/jour !). Avec cette réduction la fréquence des levers nocturnes est passée d’une moyenne de 2,3 fois à 1,4 fois, avec également une baisse des urgences urinaires diurnes, et une meilleure qualité de vie déclarée. En comparaison les autres participants qui avaient augmenté leur consommation de sel sont passés d’une moyenne de 2,3 à 2,7 levers nocturnes. Cette étude a été présentée à la réunion annuelle de la Société européenne d’urologie à Londres (ESU). Elle sera publiée ultérieurement dans une revue spécialisée. Pour le Pr Marcus Drake (Université de Bristol), responsable des recommandations sur la nycturie à l’ESU, cette étude propose un important indice quant à la façon dont les patients
pourraient d’eux-mêmes réduire la fréquence des mictions : en effet, les recommandations portent généralement sur la réduction de l’eau de boisson, on oublie habituellement la consommation de sel. La réduire c’est se donner la chance d’améliorer les symptômes, avis d’expert.|
Y.-M. D.
source
European Society of Urology, news release,
25/3/2017 ; HealthDay News.
Nycturie : https://sleepfoundation.org/